Les odyssées du Jardin Rosa Mir

Les cultures méditerranéennes
dans un cadre unique

Les odyssées du jardin Rosa Mir proposent de vous embarquer pour :

· Une visite privilégiée avec projection du court métrage sur l’histoire de son créateur Jules Sénis Mir, le jardin et la rénovation des lieux par la Ville de LYON.

· Une rencontre avec un intervenant des espaces verts de la Ville de LYON pour connaître les variétés de plantes.

· Un temps culturel en lien avec un pays méditerranéen  (musiciens, chanteurs, conteurs).

Une heure trente de dépaysement total en plein cœur de la Croix-Rousse, à certaines dates de juin.

Retrouvez-nous au 87, grande rue de la Croix-Rousse Lyon 4ème.

Participation aux frais de 9 €.

Nombre de places très limité.

Vous pouvez compléter votre découverte Croix-Roussienne par une visite de la Maison des Canuts. www.maisondescanuts.fr

En partenariat avec la logo mairie lyon 4

Découvrez les artistes de nos odyssées

Le 1er juin à 16h ou 17h30 : Michel FERNANDEZ et François GALLIX, duo jazz franco espagnol

Michel Fernandez

Issu de la mouvance free des années 80 et après de nombreuses expériences de fusion avec les musiques africaines, Michel Fernandez a enregistré de nombreux albums sous son nom pour les labels indépendants français et étrangers (Rdc Records, Cristal Records, Futura Marge, Steeple Chase…) Il a respiré les grands airs de la liberté avec le Célestrial Communication Orchestra (Paris) dirigé par Alan Silva puis avec le célèbre saxophoniste John Tchicai (pionnier de la New Thing à New-York et ancien compagnon de John Coltrane).
Son jeu post-free porte aussi la trace de ses longs séjours en Afrique noire et au Maghreb en tant que leader de nombreux groupes dans les festivals panafricains (DakarJazz Festival, Congo n’dule festival, Casajazz festival…) où il croise son sax avec Fela Kuti . Prix de composition Sacem, reconnaissance de la Commission Adami « Chef d’Orchestre et soliste » il est récompensé « Talent Jazz actuel » sélection officielle du Festival Jazz à Vienne en 2005.

François Gallix

La fièvre d’un Mingus, la dextérité d’un Scott La Faro, François Gallix est un contrebassiste très apprécié sur la scène jazz. Il fonde en 1994 le Crescent Jazz Club de Mâcon qui deviendra le laboratoire, le lieu d’échanges et de rencontres du Collectif Mu. il obtient plusieurs distinctions dont le premier prix de La Défense en 1996. Il tourne beaucoup en France et à l’étranger et joue avec Simon Goubert, Eric Lelann, Francois Chassagnite, Alain Jean-Marie, Peter King, S.Ellington, Thomas Chaplin, Michel Grailler, accompagne Steve Grossman, Christian Vander, George Brown, Bobby Few, Sunny Murray, Manhu Roche, Nelson Veras, Anne Sila. Il est actuellement le pilier du Magnetic Orchestra et du collectif Les Permutants.

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Le 2 juin à 9h30 ou 11h : TILAWALIN, chœur de chants berbères

Le chœur franco-berbère TILAWALIN (paroles de femmes) travaille depuis plusieurs années sur des textes issus du répertoire de chants traditionnels et populaires du monde berbère. Il chante en Kabyle, Chaouia (Aurès), berbère marocain et touareg…….

Évocations du quotidien, ces chants véhiculent aussi des symboliques et des pratiques venues du fond des âges, qui peuvent résonner en chacun de nous. Ils sont portés principalement par les femmes. La pratique de la poésie est au centre de cette transmission.
Peuples doublement millénaires d’Afrique du Nord, les berbères de tradition orale sont reliés par une langue commune appelée différemment selon les pays traversés.
Le chœur est encadré par Ouarda Lux, professeur de chant et Chef de chœur au Conservatoire de l’agglomération Villefranche – Beaujolais – Saône.

Le 9 juin à 9h30 ou 11h : Magda KOSSIDAS, conteuse grecque

Née en Grèce en 1966, Magda Kossidas est arrivée en France à l’âge de 18 ans.  Après un parcours universitaire orienté vers l’histoire et les sciences de l’éducation, elle se consacre au conte et aux arts du récit.
Elle a créé plusieurs spectacles et pris part à divers festivals culturels en France et à l’étranger, dans lesquels ses origines grecques tiennent une place prépondérante. Elle raconte dans les deux langues, grec et français.
Elle a écrit un livre avec et sur la mémoire des anciens : « Ça revient quand on en parle ! » Elle assure des formations d’initiation et de perfectionnement sur « l’art du conte » et sur la « lecture à haute voix » et propose des ateliers destinés aux parents. Elle a également fait du collectage d’histoires auprès des demandeurs d’asile politique en France dont la restitution doit faire l’objet d’un prochain spectacle.
En 2005, elle rejoint l’atelier Fahrenheit 451. Cet atelier se compose d’un groupe de conteurs travaillant sur la transmission orale du patrimoine immatériel de l’humanité, les contes.
Sous la direction de Bruno de La Salle, elle a travaillé sur l’épopée de Digenis Akritas qu’elle a présenté au festival d’Avignon en 2007 en français, et au festival de Kéa en 2008 en Grec.
Depuis 2006, elle participe au renouveau du conte en Grèce, où elle est retournée vivre, en proposant des formations, des stages et des spectacles dans différents festivals à Athènes, Kéa, Kozani, et Ioannina.

Elle vient spécialement d’Athènes nous replonger à la source des mythes grecs et de la culture de son pays qui nous ont tant apporté.

Ce concert est organisé en partenariat avec l’association I MILIA.

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Le 16 juin à 9h30 ou 11h : Khaled BENYAHIA, tunisien, joueur d’oud

Khaled Benyahia est né à Tunis en 1963. Eveillé à la musique par son père, Khaled achève ses études musicales au Conservatoire en 1987 avec un premier prix. La presse le salue alors comme l’un des meilleurs luthistes de sa génération. Il donne de nombreux récitals et il est reconnu pour être un spécialiste de musiques savantes. En mai 1992, il compose la musique du film « La reine de Djerba » réalisé par Jean-Paul Roux.
Installé en France, il propose des concerts comme soliste ou comme membre d’un groupe et bien évidemment comme professeur de luth au Conservatoire National de Région de Lyon. En 1998 il participe à la Biennale de la Danse de Lyon (concert à l’Opéra avec Lotfi Bouchnak). S’ensuit une carrière de Oudiste solo. En concert Khaled joue aussi bien des pièces du répertoire traditionnel que ses propres compositions. Tout ce travail alimente la sortie de l’album “Wissal” en 2003.

En 2004, il monte “Tesnime”, une création inspirée par les rythmiques et l’esthétique du Jazz contemporain avec le violoniste Bechir Selmi et Lasaad Hosni à la derbouka et au bendir (trois participations aux festival d’Eljem et de la Medina en Tunisie). La même année, il se produit en duo avec la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani (tournée en France, Maroc au festival Mawazine, Turquie au festival de musique Soufi à Konya) et commence à travailler avec le collectif de Jazz “La Tribu Hérisson” à Lyon. Le projet consiste à mélanger la musique arabo andalouse et le Jazz contemporain et se matérialise par la sortie de l’Album Plain Sud en Février 2007. Cet intérêt pour les musiques du Monde l’amène vers d’autres expériences avec le joueur de Sitar indien Ashok Patak et le percussioniste Jacky Detraz (Concerts en France, Tunisie, Inde etc.). Par ailleurs, en 2006, il dirige une création (Mevlana)21, une rencontre entre les chants soufis de Konya et de Tunisie qui vient clôturer le Festival de la Medina. En 2008 et 2009 les créations musicales et collaborations artistiques de Kahled Benyahia se multiplient : Bouhour al Ichk (Spectacle de musique soufie), HiJazz (World Jazz), et des dizaines de concerts en solo aux quatre coins du monde.

Khaled Ben Yahia a été consacré meilleur musicien instrumentiste de l’année 2007 en Tunisie. Par ailleurs, en 2005 il a été primé par le club Convergences comme meilleur artiste étranger en France.

Le 23 juin à 9h30 ou 11h : GIACOMO, italien, musicien et chanteur

Giacomo Anastasi est Sicilien. Après avoir fait partie de la compagnie « Il Melograno » à Messina, il crée à Lyon en 2001 le groupe « Zancle », qui lui confèrera une certaine notoriété sur les scènes de musiques traditionnelles de l’agglomération. Chanteur, guitariste, mandoliniste, il joue avec les frontières esthétiques et les registres émotifs, navigant entre le jazz, la commedia dell’arte, les pizzicas et les tarentelles chantées en sicilien.

Débutant très jeune la musique, il a parcouru, avec son père, sa chère Sicile, à la recherche des musiques et textes anciens que les familles se transmettaient dans la tradition orale de cette île. Giacomo a, dès lors, poursuivi un « fil d’Ariane » musical à la recherche de sonorités méditerranéennes exprimant en notes le vécu profond des peuples, leurs souffrances et leurs joies. Une recherche savante et patiente, conduite pendant des années avec la passion de l’homme du sud qu’il est, et la sensibilité à fleur de peau du musicien. Giacomo sait se transformer en « troubadour » contemporain, en utilisant le son comme un matériau d’expression, sublimant la parole. Sa recherche musicale s’enracine dans une tradition populaire remontant parfois au moyen âge, époque où en Italie les cultures artistiques de différents pays (Pays arabes, Espagne, Portugal, Italie) fusionnaient pour donner ce caractère particulier aux modes d’expression du peuple, qui a fait la richesse culturelle de ce Pays. En Italie on ne peut pas parler d’Art avec un grand A et d’art mineur, l’art est tout simplement l’art et il reste le privilège des hommes libres, car il permet de s’exprimer avec unicité et authenticité, malgré l’oppression des dominations qui se sont succédées tout au long de l’histoire. Giacomo, ayant parfaitement saisi ce message, il a décidé de le transporter, de le diffuser et de nous en faire bénéficier.

Le 23 juin, c’est un répertoire spécifique pour ce concert qu’il interprète, mélange de musiques anciennes siciliennes, calabraises ou napolitaines de tarentelles et de musiques plus récentes. Un récital généreux et original qui vous fera voyager à l’écoute de sa voix chaude comme l’Italie.

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retrouvez ces temps culturels en juin 2019

UN LIEU, UN FILM, DES EVENEMENTS

Le Jardin Rosa Mir, c’est un lieu unique, caché derrière les façades de la Grande Rue de la Croix-Rousse, un peu secret, hors du temps et de la frénésie de la vie moderne. C’est surtout l’œuvre d’un homme exilé par les soubresauts d’une Histoire âpre et sans considération pour tout ce qui pouvait le définir. Après un périple difficile et plein de drames, il a ancré ses souvenirs, sa vie, dans ce lieu à part. Les pierres et les plantes ont voyagé pour lui et sont venues nourrir du rêve d’autres latitudes cet espace entre deux de ce quartier si singulier qu’est la Croix-Rousse. Peut-être ne sont-elles là que de passage, attrapées au vol par quelques amoureux des belles choses qui ont pu apporter leur contribution.
Ce sont ces odyssées que nous avons souhaité réunir dans un film, film sur une vie, un lieu et tous ceux qui ont pu lui redonner sa flamboyance méditerranéenne dans un cocon si lyonnais. Film qui vivra sous différentes formes sur les lieux même.
Occasion de s’ouvrir sur d’autres odyssées plus récentes ou en cours. Plusieurs temps musicaux, poétiques, artistiques ou informatifs prendront place dans le cadre du jardin. Leur point commun, leurs origines méditerranéennes, occasion de valoriser des cultures et des approches différentes rendues si proches de par leur mer partagée.
Ainsi, au-delà de pierres et de plantes, ce sont les hommes qui voyageront pour créer sur un tout petit espace, un univers en soi.

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JULES SENIS MIR

Jules Senis est né en Espagne à Burjassot dans la banlieue immédiate de Valence en 1913. Il est compagnon puis artisan maître maçon dans une famille fortement ancrée dans ce territoire. Engagé du côté républicain pendant la guerre d’Espagne et poursuivant des activités politiques après l’avènement du Franquisme, il est contraint, par crainte d’une dénonciation, à se réfugier illégalement en France en 1947 où il rejoint un de ses frères. Il fait franchir à sa femme et à ses deux fils la frontière de façon rocambolesque en 1949. En 1951, il s’installe, en famille, à la Croix-Rousse et crée une entreprise de maçonnerie et de carrelage. Atteint d’un cancer de la gorge en 1952, il fait le voeu de créer un jardin à la gloire de sa mère s’il en échappe. Après 3 ans difficiles, il se remet de sa maladie. Il se lance alors dans la réalisation du jardin qui portera le nom de sa mère. Il décède en 1983.

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UN JARDIN DE LA MEDITERRANEE ET DU MONDE

Sur ce bout de terrain à l’abandon qui se trouvait derrière son logement et racheté, au début des années 50, le cerisier sauvage a laissé place à une nature maîtrisée, poussant sur des fondations en béton ou même devenant support de minéraux. Dans un enchevêtrement de plantes et de pierres, Jules Sénis Mir a, peu à peu, y consacrant vingt années de sa vie, créé un jardin improbable où, pourtant, règne l’harmonie. La main cet homme a façonné un monde où coquilles terrestres et maritimes, pierres des sables, pierres de toutes les origines, arbres, plantes grasses, plantes à fleurs mais aussi productions humaines comme le béton ou le carrelage se rencontrent pour créer une matrice dans laquelle on se sent renaître.
Le jardin est racheté par la Ville en 1983 pour pouvoir le protéger et le faire visiter.
Il est ouvert au public durant de nombreuses années grâce à l’aide de l’association des Amis du Jardin Rosa Mir créée du vivant de Jules Senis. Mais le lieu se dégrade ce qui conduit la Ville à le fermer à la visite en 2011.
Grâce à la ville de Lyon, ce jardin atypique rouvre après 5 ans de rénovation avec le concours de Frédéric Reynaud, architecte paysagiste.
Près de 450 végétaux ont été plantés dans les vasques supérieures et 4000 joubarbes ont trouvé place dans les coquilles Saint-Jacques. A côté des 750 vivaces, le promeneur découvre une palette impressionnante de 5000 plantes importées de Méditerranée.

« Dans un enchevêtrement de plantes et de pierres, Jules Sénis Mir a créé un jardin improbable où, pourtant, règne l’harmonie.»

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